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Nuage de poussière

Pierre Sorlut

Un appareil photo Canon recouvert d’une croûte de terre et de sang. Le cliché de l’AFP revient régulièrement dans le fil d’actualités sur le Proche-Orient depuis le début de la semaine. Ce sang appartient à Mariam Abu Dagga, journaliste indépendante employée par Associated Press à Gaza et tuée lundi avec quatre confrères et quinze autres personnes dans une frappe israélienne sur l’hôpital Nasser à Khan Yunis, dans le Sud de l’enclave palestinienne. Une vidéo diffusée en ligne documente la séquence. Une première explosion a touché l’escalier extérieur de l’hôpital et tué le photographe Hossam al-Masri (dont on voit le corps en une du Land). Une poignée de minutes plus tard, un deuxième obus au même endroit condamne les personnes venues s’inquiéter ou porter secours. Sur l’enregistrement, elles disparaissent dans un épais nuage de poussière. Elles réapparaîtront sur les clichés de l’AFP pour leur cérémonie funéraire improvisée.

Cibler un hôpital est un crime de guerre. Sauf exceptions spécifiées par le droit international humanitaire. Dans le cas d’espèce, selon une source de l’armée israélienne citée par Haaretz, la frappe visait une caméra du Hamas sur l’hôpital. Mais le gouvernement de l’État hébreu peine à expliquer pourquoi des obus de tank ont été utilisés pour détruire un si petit objet. Cibler des journalistes est un crime de guerre. Pris en flagrant délit et face aux réprimandes internationales, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu parle de « tragic mishap » et promet une « enquête ». Tsahal précise qu’elle ne vise pas les journalistes « en tant que tels ». Reuters (qui employait Hossam al-Masri) et d’autres organisations journalistiques en doutent. Selon le CPJ (Comité de protection des journalistes), 197 porteurs de cartes de presse ont été tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023. L’organisation basée aux États-Unis recense au moins 26 assassinats délibérés de journalistes à Gaza ces vingt derniers mois. Reporters sans frontières estime que 56 ont été tués en raison de leur travail. Et le CPJ ne croit pas (ou plus) en la sincérité des dirigeants israéliens. Durant les deux décennies qui ont précédé ce conflit, les forces armées israéliennes ont assassiné vingt journalistes « et personne n’a jamais été tenu pour responsable », dénonce la présidente du CPJ, Jodie Ginsberg. « By silencing the press, those who document and bear witness, Israel is silencing the war », écrit-elle dans The Guardian.

Le CPJ en appelle à la communauté internationale pour faire cesser « ces atrocités » et permettre aux médias internationaux un accès indépendant à la bande de Gaza pour « enquêter sur ce qu’il s’y passe sans peur de la censure ou de l’assassinat, et enfin tenir Israël pour responsable ». De plus en plus d’ONG (dont deux israéliennes depuis fin juillet), reprochent au gouvernement Netanyahu de mener un génocide dans la bande de Gaza, par les bombardements (plus de 62 000 victimes), mais aussi par le blocus qui tue à petit feu. Un groupe d’experts appuyés par l’Onu a officiellement reconnu la semaine passée une situation de famine dans l’enclave où deux millions de Palestiniens tentent de survivre. La présence de journalistes dont l’indépendance est reconnue internationalement permettrait de lever (au moins partiellement) les doutes sur d’éventuelles manipulations de l’information. Mais ils sont interdits d’entrée depuis fin 2023. « Alongside its military campaign in Gaza, the Israeli government has waged a relentless battle to control the narrative about the fighting », relève le New York Times mardi. Le même jour, Benyamin Netanyahu partage sur X une vidéo censée démentir les accusations d’affamement. Certains enfants squelettiques apparus dans les médias internationaux seraient affectés par d’autres pathologies et auraient aussi été instrumentalisés par le Hamas. Certains ? Faudrait-il entendre tous ?

Cette guerre de l’information infuse les débats jusqu’ici. Sur les réseaux sociaux, des personnalités influentes localement reprennent le récit du gouvernement israélien. Mil Lorang, cadre de MemoShoah (association qui « combat le négationnisme par rapport à la Shoah ou tout autre génocide »), prend à son compte la communication du COGAT, l’organisation gouvernementale qui contrôle les ressources entrant dans les territoires palestiniens occupés, dont Gaza, et pour qui les problèmes de distribution s’expliquent aussi (surtout ?) par la mauvaise volonté du Hamas et des Nations unies. Benoît Reiter likes. Le numéro deux de l’administration parlementaire partage un post de Jüdische Allgemeine. Les médias occidentaux diffuseraient trop d’images « ohne sorgfältige Prüfung ». Benoît Reiter pense, comme Netanyahu, qu’il faut détruire le Hamas coûte que coûte : « Je ne vois pas de génocide palestinien mais une bande de fils de chiens (dixit le président de l’Autorité palestinienne) qu’il faut bien éliminer ». Le 11 août, il partage un article de la NZZ, « Warum hat Israel sechs Journalisten im Gazastreifen getötet ? ». L’un d’entre eux (présumé terroriste) se serait félicité des attaques du Hamas le 7 octobre 2023 (plus de 1 200 morts israéliens). Un cadre du DP Esch apparaît régulièrement en accord avec le haut fonctionnaire. Dans un post datant du 10 août, il regrette les « blood libels invented to hurt the image of Israël ». « From apartheid to genocide, all kind of lies are made up and spread online. » Un poste liké par une trentaine de personnes, dont Fred Keup (ADR). Constitués d’êtres humains, les médias portent évidemment une certaine faillibilité. Mais il convient de défendre leur place et leur rôle. « In einer Zeit in der Desinformation als Kriegswaffe benutzt wird, in der immer mehr Journalisten ermordet werden (ob in Gaza, der Ukraine oder Südamerika), ist die Pressefreiheit und ihr Erhalt ein höchstes Gut, das nicht verhandelbar ist ! », avait rappelé l’Association de journalistes luxembourgeoise ALJP pour la journée de la liberté de la presse, le 2 mai. Un message prononcé trop timidement, pas assez souvent et surtout peu entendu.

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