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édito

Tripartitis Sputtnix

Bernard Thomas

Luc Frieden a presque inspiré la pitié lorsqu’il affirmait ce mercredi : « Ech si vu kengem gedréckt ginn ». Son rival interne, Gilles Roth, l’avait fait de manière implicite (« déi Instrumenter, déi hinlänglech bekannt sinn »), l’Übervater Jean-Claude Juncker de manière très explicite en appelant à une « breet ugeluechte Tripartite ». Ce lundi, le partenaire de coalition n’a plus résisté à la tentation d’un quick win. En se disant « ouvert » à une Tripartite, invoquant l’esprit de Thorn et rappelant les succès de Bettel, le DP démontre une fois de plus qu’il reste l’opérateur le plus agile et le plus impitoyable sur la scène politique. Les libéraux ne comptent pas se soumettre à un destin de partenaire junior, et ils le font savoir. Quitte à plomber momentanément l’ambiance au gouvernement.

Luc Frieden a peu à peu perdu l’initiative au fil des dernières semaines. Il a fini en conducteur fantôme de la politique, à contre-sens des syndicats comme des organisations patronales, du DP comme d’une partie du CSV. Son annonce tardive d’une Tripartite est passée comme une concession arrachée plutôt que comme un choix volontariste. (Oublié, le mantra des deux tranches d’indexation par an, qui elles seules justifieraient une telle convocation.) Frieden évoque « un processus » : « Dat hunn ech mir ugekuckt, dat hunn ech analyséiert », dit-il ce mercredi soir sur RTL-Télé, ajoutant avoir également beaucoup « écouté ». On ne gouvernerait pas « an der Hektik », « dat muss ee lues, seriö maachen ». Et de faire l’éloge de la « roueg Hand » (la sienne), une expression déjà répétée ad nauseam au dernier congrès CSV.

Décidément, le Premier ministre n’a pas le sens du timing. Et cela ne semble pas s’améliorer. Il va ainsi falloir patienter plus d’un mois avant que la Tripartite ne se réunisse. Le Premier ministre explique qu’il va « beaucoup téléphoner aux partenaires sociaux ». Six semaines pour rétablir les lignes de communication, cela fait beaucoup. Au milieu de ces préparatifs, son discours sur l’état de la nation est d’ores et déjà gâché. Les belles annonces du « paquet compétitivité » devront attendre. Elles seront versées dans la Verhandlungsmasse d’une Tripartite censée amortir « une crise atypique, venant de l’extérieur » (dixit Frieden).

Comme Juncker depuis son fauteuil Voltaire sur RTL-Télé, on aurait pu rêver d’une Tripartite s’attaquant au grand problème « fait maison », celui qui conditionne les autres. Le logement est l’un des derniers points où une convergence des partenaires sociaux (contre les intérêts rentiers) reste envisageable. Or, ni le patronat ni les syndicats n’ont jusqu’ici réclamé qu’on en débatte dans le cadre tripartite. Michel Reckinger veut se concentrer exclusivement sur l’énergie et l’inflation, Nora Back menace d’aller au-delà du pouvoir d’achat, en confrontant le Premier ministre au dossier du salaire social minimum. Ce qui devrait tendre les négociations au château de Senningen.

« Ce sera un succès commun ou un échec commun », lance Frieden, peu enclin à porter seul le chapeau d’un non-accord. Il reste très vague sur l’ordre du jour de sa Tripartite. Après le fourre-tout des « Sozialronnen » (des retraites aux heures d’ouverture), il préférera un agenda réduit à l’essentiel. Quitte à ce que les autres points de discorde resurgissent à peine l’encre sous l’accord séchée. L’hôte de Senningen se prépare à un petit potlatch pour les électeurs et entreprises, dont il promet préserver le « méi Netto vum Brutto » et « renforcer la compétitivité ». On peut également s’attendre à un « top-up » au « top-up » des subventions pour les renouvelables et les pompes à chaleur. (Une intervention sur les prix du carburant est plus périlleuse ; elle risquerait d’attirer la Grande Région et de provoquer une pénurie.)

Cela sera-t-il suffisant pour calmer l’inflation et repousser une éventuelle deuxième tranche indiciaire ? L’index lui-même est aujourd’hui intouchable. Ce mercredi, Luc Frieden a rendu un étonnant hommage – du moins venant de lui – à cet « instrument central pour préserver le pouvoir d’achat », qui distinguerait le Luxembourg des autres pays européens. Il sait qu’une manipulation de l’index s’apparente à un suicide politique. À ceux qui l’auraient oublié, la CGFP le rappelle par voie de communiqué : « Tripartite ja – aber ohne Index-Eingriff ». L’ancien deficit hawk a atterri dans la Realpolitik. Main dans la main avec les partenaires sociaux, Luc Frieden se prépare à franchir le seuil des trente pour cent d’endettement, tout en plaidant pour « eng ganz responsabel Finanzpolitik ». Or, même Gilles Roth commence à buter sur les limites de sa logique clientéliste. Il tente de rassurer sur la matinale de 100,7. Pour les prochains budgets, il faudrait « Fouss beim Mol halen » au niveau des dépenses, « dann ass den néidege Sputt do ». Et une dernière tournée d’Alice Hartmann !

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