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édito

Eng Alice Hartmann fir den Duuscht

Bernard Thomas

« Den Apel fir den Duuscht ». Le député Gilles Roth en parlait constamment. Comme en juin 2022 à la Chambre : « E Staat, dee souwisou schonn defizitär ass an de facto op Puff lieft, well eiser Meenung no a gudden Zäite vergiess gouf – jo, Dir kënnt elo laachen –, de richtegen Apel fir den Duuscht op d’Säit ze leeën. » Rien qu’en 2022, Gilles Roth aura répété la même métaphore en juillet, en septembre, en octobre et en décembre à la tribune de la Chambre. Ad nauseam. Sa transformation est extraordinaire. Enfin installé rue de la Congrégation, il a adopté un nouveau credo : « Je suis ministre des Finances, pas comptable ». Roth aborde la politique budgétaire par le prisme électoral. Son ambition pour devenir « calife à la place du calife » est de plus en plus apparente. Sa stratégie pour y parvenir aussi : Il l’avait appliquée à Mamer, au point d’en faire la commune la plus endettée du pays. Panem et circenses : Patinoire, piste de ski de fond (en 2021), marché de Noël, Fête de la musique, feux d’artifice pour le 23 juin, ainsi que des infrastructures clinquantes et luxueuses. Et pour assurer la com’, un département des relations publiques de cinq personnes, sans oublier une chaîne YouTube dédiée, MamerTV. Au conseil communal, l’opposition verte ironisait en décembre 2023 : « Mir si jo awer elo un den Alice Hartmann Crémant op den offizielle Pätt gewinnt ».

L’individualisation des impôts sera le magnum opus de Gilles Roth ministre. Au sein du CSV, on voit se constituer un axe Roth-Spautz, deux politiciens qui, il y a peu encore, se regardaient en chiens de faïence. Dans le Wort, Marc Spautz fait la pub de son ancien rival et du projet-phare libéral de celui-ci, tout en assurant à la droite catholique que « la famille reste le fondement de notre société ». Pour se prémunir d’une offensive de l’ADR, la majorité semble prête à mettre le paquet. Spautz esquisse quelques pistes : « allègement fiscal ciblé pour les parents », « élargissement des possibilités de déduction pour la garde d’enfants », « adaptation des allocations familiales », « développement des chèques-service accueil ». On l’aura compris, l’ardoise sera salée.

L’individuation des impôts coûtera entre 800 et 900 millions par an, tous les ans. S’il existe un large consensus politique autour du principe (taxer les personnes sans les discriminer selon leur choix de vie), l’absence de contre-financements commence à inquiéter. Dans son avis, la Chambre des salariés propose quelques idées : « Une imposition plus juste des grandes fortunes, la suppression de certaines niches fiscales profitant aux plus aisés et une hausse du taux d'imposition marginal ». Ce n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Gilles Roth évoque plutôt la possibilité de diminuer, de nouveau, l’impôt sur les entreprises, ceci vers 2027. La Cour des comptes se montre dubitative : Les effets positifs d’une telle baisse « restent à être prouvés », tandis que l’impact sur les recettes fiscales est, lui, « incontestable ».

Le Luxembourg est désormais en situation de déficit permanent. Celui-ci devrait atteindre 2,6 milliards d'euros en 2029 (2,3 pour cent du PIB), si on inclut les dépenses militaires et la réforme fiscale. C’est ce que vient de calculer la CNFP qui se pose l’une ou l’autre question, dont celle « de savoir de quel potentiel d’accroissement de ses moyens l’État disposerait à l’avenir, a fortiori en cas de futurs chocs économiques et géopolitiques. » Le Statec met, lui aussi, en garde contre le « risque de nouveaux chocs, voire de crise financière ». Et de rappeler qu’« un pays aussi spécialisé dans la finance que le Luxembourg pourrait souffrir d’effets de contagion ». Le principal risque qui pointe sur les marchés est celui d’une bulle de l’intelligence artificielle. L’afflux en capital gargantuesque vers les firmes de l’IA, construisant des data centers à gogo, commence à rendre nerveux Outre-Atlantique. Un bust impacterait directement la taxe d’abonnement, une des trois vaches à lait restantes, à côté des sociétés boîtes-à-lettres et des cigarettes.

Flashback : 1999. La précédente coalition noire-bleue promettait, elle aussi, « un allègement de la charge fiscale qui ira bien au-delà d’une correction intégrale pour l’inflation ». Cinq jours avant Noël 2001, une majorité de 45 députés offrait en cadeau deux milliards d’euros aux ménages et aux entreprises. Mais la crise dotcom fera crasher la croissance économique et les recettes. Memento mori. « Et besteet de Verdacht op Sickerbrand », avertissait Jean-Claude Juncker en décembre 2002, se défendant du reproche d’avoir été « peut-être un peu trop généreux ». Côté investissements et recrutements, on commençait à parler d’« adaptations » et de « gel ». Mais alors que le gouvernement regardait dans l’abîme du déficit, voici que surgissait une nouvelle manne : La TVA sur le commerce électronique. En mai 2003, le Premier put annoncer l’implantation d’Amazon au Luxembourg. Sept mois plus tard, il déclarait : « Dat si bei der TVA Milliarde Lëtzebuerger Frang Mehreinnahmen ». Ce ne seront pas des milliards de francs, mais des milliards d’euros : Plus de six milliards jusqu’en 2015. Un deus ex-machina venait de résoudre l’imbroglio budgétaire. Money for nothing. Un tel miracle offshore a peu de chances de se reproduire.

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