Bog du 3 avril 2026

d'Lëtzebuerger Land du 03.04.2026

Marc Spautz,

CSV-Arbeitsminister, will sich nicht vorhalten lassen, in seinem neuen Amt seine Seele als Gewerkschafter und letzter Überlebender des sozialen Flügels der CSV verkauft zu haben. In einem Tageblatt-Interview am gestrigen Donnerstag musste er auf die Bemerkung reagieren, als Minister sei er nun „auf Linie gebracht“ worden, dadurch klinge die Kritik von OGBL und LCGB an der Politik der Regierung „weniger glaubhaft“. Spautz entgegnete, dass „vor allem die Kritik oder besser die Befürchtungen des Patronats für weniger glaubhaft genommen werden“ müssten (Foto: sb). pf

Luc Frieden,

CSV-Medienminister, legt „als Bürger, als Politiker und als Minister, in dessen Zuständigkeitsbereich die Medien fallen, großen Wert auf eine freie, pluralistische und professionelle Presse“. Denn die stelle „eine unverzichtbare Säule jeder Demokratie“ dar. Er machte dieses Bekenntnis auf eine parlamentarische Anfrage der grünen Abgeordneten Sam Tanson und Djuna Bernard hin. Die wollten wissen, ob er seine Bemerkung bei einer Diskussionsrunde in der Philharmonie vorige Woche für „angemessen“ für den Medienminister hält. Er hatte sich dort „mehr Paperjams“ gewünscht, weil „bestimmte Medien und vielleicht auch die Öffentlichkeit im Allgemeinen sich von neuen Konflikten hier und da in den Bann ziehen“ ließen. Man sollte sich deshalb „nicht zu sehr auf das konzentrieren, was man in bestimmten Medien liest“. pf

Les ONGD très inquiètes

La déclaration annuelle du ministre de la Coopération et de l’action humanitaire Xavier Bettel (DP), le 18 mars à la Chambre, puis les débats qui ont suivi le lendemain, pourraient remettre en question la politique de l’aide luxembourgeoise au développement. Le Vice-premier ministre souhaite remettre en cause le principe d’additionalité, qui implique que le un pour cent du revenu national brut alloué à l’aide au développement ne prenne pas en compte le financement climatique international et l’accueil des réfugiés. Or Bettel a l’idée de fusionner les trois, ce qui serait une perte sèche énorme pour les ONGD. « Une telle orientation pourrait entraîner une réduction allant jusqu’à un quart de l’aide publique au développement », soutenait le Cercle de coopération des ONGD dans un communiqué publié le 20 mars. Depuis, le flou subsiste. La nouvelle stratégie n’est pas publiée et le député Déi Lénk David Wagner attend toujours la réponse à une question parlementaire qu’il a envoyée le 26 janvier. Mardi, lors de son assemblée générale, le Cercle de coopération des ONGD a voté à l’unanimité une résolution pour défendre l’additionnalité (photo : sb). En

Manger sain

La ministre de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs, Martine Hansen (CSV), a présenté jeudi matin son Plan d’action national Alimentation 2026-2030. Quatre axes principaux ont été arrêtés : promouvoir une alimentation équilibrée ; renforcer la visibilité des produits régionaux, bio-régionaux et de saison ; lutter contre le gaspillage alimentaire et assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire. Un grand nombre de mesures proposées portent sur le développement de campagnes de communication. À l’image du Plan d’action national Bio porté par la même ministre, celui-ci pêche par l’absence d’objectifs quantifiés. Hormis ceux imposés par les directives européennes, aucun indicateur de résultats n’est annoncé. Par exemple, le plan assure vouloir augmenter l’utilisation de produits locaux dans la restauration collective ou réduire les inégalités alimentaires, mais il n’indique pas comment les efforts et les résultats seront jugés. Le calendrier, qui évoque le « court terme », le « moyen terme » et le « long terme » ne pose pas de balises claires. Comment le comité exécutif jugera l’avancée d’une mesure ? Certaines intentions sont repoussées à un futur lointain. Les résultats d’une étude de consommation n’arriveront par exemple qu’en 2031. Il est également notable qu’il ne soit nulle part question de la contamination chimique des aliments. Le mot « pesticide » est totalement absent du plan. La problématique est pourtant très actuelle. EN

Hochlohnland

In Luxemburg waren vergangenes Jahr die Arbeitskosten pro Stunde mit im Schnitt 56,80 Euro die höchsten in der EU, vor Dänemark (51,70 Euro) und den Niederlanden (47,90). Die Statistik veröffentlichte Eurostat diese Woche. Dabei sind mit 49,70 Euro auch die reinen Lohnkosten hierzulande die EU-weit höchsten, denn die Nicht-Lohnkosten (non-wage costs im Eurostat-Jargon) haben am Total nur einen Anteil von 12,4 Prozent, was der EU-weit fünftniedrigste ist. Nicht berücksichtigt werden von Eurostat die Land- und Forstwirtschaft sowie der öffentliche Dienst. In die non-wage costs geht nur der Arbeitgeberanteil der Sozialversicherungsbeiträge ein, sowie eventuelle Zusatzleistungen der Betriebe für Beschäftigte, wie zum Beispiel Einzahlungen in Betriebsrentenpläne. pf

Peter Feist
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